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Le phénomène « d’œil qui pleure », aussi appelé larmoiement oculaire, est un symptôme fréquent plus ou moins handicapant en fonction de sa gravité, dont les causes peuvent être variées.

Son traitement dépendra de la cause et sera défini par l’ophtalmologiste après un examen oculaire complet. Petit tour d'horizon.

Œil qui pleure : comment se manifeste ce phénomène ?

Les larmes sont fabriquées par les glandes lacrymales, situées au niveau supérieur de l’orbite. Leur rôle normal est de lubrifier l’œil afin de lui permettre un bon fonctionnement.

Le larmoiement peut être secondaire à une obstruction du canal lacrymal qui évacue les larmes vers les voies nasales. Cette cause est plus particulièrement retrouvée chez le nouveau-né. Chez l’adulte cependant, ce canal est, le plus souvent, perméable.

Un larmoiement est anormal à partir du moment où il vous gêne lors de vos activités quotidiennes ou lorsqu’il vous semble plus abondant qu’à l’accoutumée :

  • Le larmoiement, lorsqu’il est secondaire à une cause locale, est un mécanisme de défense contre un processus gênant le bon fonctionnement de l’œil. Il est donc toujours à faire examiner et surveiller par un professionnel de santé.
  • Des symptômes associés (rougeur, douleur) doivent vous pousser à consulter en urgence.
  • Dans tous les cas, tout signe ou symptôme inquiétant ou anormal doit vous pousser à consulter un service médical d’urgence.

Causes possibles du phénomène de l'œil qui pleure

Les causes de larmoiement à canal lacrymal perméable retrouvées sont souvent des causes oculaires :

  • Des anomalies des paupières : ectropion (paupière anormalement décollée de l’œil) ou entropion (paupière anormalement rentrée vers l’œil). Ces anomalies arrivent le plus souvent avec l’âge.
  • Une irritation locale, pouvant être due à un corps étranger ou à un cil frottant l’œil, ou encore secondaire à une blépharite.
  • Un syndrome allergique, le plus souvent associé à une rougeur oculaire et à un écoulement nasal. Une exposition à un allergène (poils d’animaux, pollens, poussières…) est le plus souvent recherchée.

En cas d’œil qui pleure, il est indispensable de consulter un ophtalmologue qui recherchera l’étiologie de ce symptôme. En moyenne, le délai d'obtention d'un rendez-vous est de 68 jours (ou 27 jours pour un nouveau patient présentant des symptômes inhabituels, voire urgents).

Dans un premier temps, il vérifiera l’œil à la recherche d’un processus irritatif local ou d’une anomalie anatomique de l’œil ou de ses annexes. Il pourra également prescrire des examens complémentaires ou des explorations locales, notamment afin d’examiner la perméabilité du canal lacrymal.

Œil qui pleure : traitement

Le traitement du larmoiement sera choisi en fonction de la cause et sera spécifique :

  • Ce traitement sera décidé par l’ophtalmologiste en fonction de l’examen clinique et des différents résultats des examens complémentaires.
  • En cas d’obstruction du canal lacrymal, le traitement est chirurgical, le plus souvent par endoscopie et correspond à la dacryocystorhinostomie.
  • Il s’agit le plus souvent d’une chirurgie ambulatoire sous anesthésie locale.

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